top of page

Fashion Week de Paris : les silhouettes à retenir du 3 octobre

Photo du rédacteur: Victoria Di Cala
Victoria Di Cala
il y a 10 minutes
3 min de lecture
Fashion Week de Paris : les silhouettes à retenir du 3 octobre
Les trois défilés du 3 octobre qui dessinent l’allure prochaine. Une silhouette ©Celine présentée à Paris le 3 octobre 2026.

À l’occasion de la Fashion Week de Paris printemps-été 2027, les défilés du 3 octobre ont fait émerger des visions très différentes de la féminité. Hermès, Celine et Georges Hobeika proposent chacun une lecture singulière, du vestiaire quotidien aux silhouettes du soir. 


Le 3 octobre, la Fashion Week de Paris a offert plusieurs lectures du prochain été. Hermès et Celine figuraient au calendrier de la journée, avec deux propositions très différentes ; Georges Hobeika, de son côté, poursuit pour le printemps-été 2027 un travail plus libre autour des contrastes, du drapé et de la féminité.


L’intérêt de ces trois maisons tient justement à leur capacité à ne pas chercher le même effet. Chez Hermès, Nadège Vanhée allège le vocabulaire de la maison sans abandonner le travail du cuir. Celine, sous la direction de Michael Rider, affine une allure parisienne plus spontanée. Georges Hobeika joue davantage avec la transformation des textures et la mise en scène du corps.


Hermès, la légèreté prend le dessus


  • Printemps-été 2027, Hermès
  • Printemps-été 2027, Hermès
  • Printemps-été 2027, Hermès
  • Printemps-été 2027, Hermès
  • Printemps-été 2027, Hermès

Pour le printemps-été 2027, Hermès déplace son vestiaire vers des constructions plus aériennes. Le cuir, signature historique de la maison, reste présent, mais côtoie des mailles ajourées, des matières transparentes et des pièces capables de laisser circuler davantage le corps. La présentation du 3 octobre faisait notamment apparaître des robes en maille légère, des jupes fendues et des superpositions qui donnent davantage de mouvement à l’allure.


Le contraste est particulièrement visible dans les associations. Une pièce très travaillée peut être portée avec une proposition plus dépouillée, tandis que les ouvertures et les fermetures permettent de modifier la ligne d’un même modèle. La palette commence dans des tons clairs avant de gagner en intensité avec le jaune, l’orange ou le rouge.


Le résultat conserve la rigueur propre à Hermès tout en donnant une nouvelle mobilité au vestiaire. La maison ne renonce pas à son savoir-faire ; elle le laisse simplement s’exprimer avec davantage de légèreté.


Celine, une élégance moins apprêtée


  • Celine, lors du défilé du 3 octobre 2026 à Paris.
  • Celine, lors du défilé du 3 octobre 2026 à Paris.

Chez Celine, Michael Rider poursuit un chemin différent. Présentée le 3 octobre au Musée des Archives nationales, la ligne printemps-été 2027 repose sur des pièces très identifiables : vestes bien dessinées, pantalons fluides, robes noires, manteaux légers et accessoires qui viennent légèrement déplacer l’ensemble.


Le détail compte souvent davantage que l’effet spectaculaire. Une proportion inhabituelle, une chaussure moins formelle, un imprimé porté sur un pantalon ou un accessoire très présent suffisent à modifier l’allure d’un ensemble parfaitement construit. Le travail de Rider donne ainsi aux pièces une liberté qui évite de les enfermer dans une seule silhouette.


Celine avance avec une idée assez contemporaine du chic : des vêtements suffisamment précis pour être remarqués, mais suffisamment souples pour être réellement portés. La proposition gagne en personnalité sans perdre la retenue qui fait partie de l’identité de la maison.


Georges Hobeika, la douceur change de forme


  • Une silhouette Georges Hobeika présentée à Paris le 3 octobre 2026
  • Georges Hobeika
  • Georges Hobeika
  • Georges Hobeika
  • Georges Hobeika
  • Georges Hobeika
  • Georges Hobeika

Avec Georges et Jad Hobeika, l’approche devient plus théâtrale. Pour le printemps-été 2027, le duo cherche moins à définir une silhouette unique qu’à faire évoluer les textures au fil des passages. Les volumes structurés s’assouplissent, les drapés s’ouvrent et les transparences gagnent du terrain.


La maison introduit également de nouvelles matières dans son vocabulaire, notamment un satin brodé et un mesh travaillé dans l’esprit de sa dentelle. Les broderies florales, déjà très présentes dans son univers, sont déplacées sur des supports plus inattendus. L’effet est plus sensuel que démonstratif.


La coupe reste précise, mais laisse davantage de place au mouvement et à la peau. Les accessoires prolongent le propos avec un motif de cerf utilisé comme symbole de douceur, de protection et de force.


Trois écritures, un même besoin de liberté


Ces trois propositions ne racontent finalement pas la même femme. Hermès travaille une légèreté nouvelle avec ses matières et ses jeux d’ouverture. Celine construit une garde-robe plus instinctive, où les pièces semblent pouvoir changer de caractère selon la façon dont elles sont portées. Georges Hobeika défend une féminité plus expressive, portée par les drapés, la transparence et le travail des textures.


Le printemps-été 2027 ne semble donc pas chercher une formule unique. Les maisons interrogent plutôt la manière dont un vêtement peut accompagner le corps sans le contraindre. Chez Hermès, Celine ou Georges Hobeika, la liberté ne passe pas par l’abandon de la structure, mais par la façon de la faire évoluer.

© Copyright

À la Une

ETUU

©2026 Etuu

bottom of page