Automobili Mignatta Rina : nouvelle sportive italienne tout en carbone
- La rédaction

- 12 déc. 2025
- 2 min de lecture
La Rina Mignatta
Dans le foisonnement de nouvelles marques qui se réclament du “boutique car‑maker”, rares sont celles qui partent d’un vrai savoir‑faire industriel. Automobili Mignatta fait partie de ce petit cercle.
Une jeune marque piémontaise née du composite
Installée à Valfenera d’Asti, dans le Piémont, la jeune entreprise prépare son premier modèle, la Rina, un speedster deux places à moteur V8 atmosphérique qui assume une philosophie presque à rebours de l’époque : un châssis très technique, des aides limitées et une volonté de remettre le conducteur au centre du jeu.
Un châssis carbone taillé pour la précision
Le cœur du projet est une structure baptisée JM‑SM, pour “JM Super Monocoque”. Derrière cet acronyme se cache une coque en fibre de carbone conçue comme une baignoire rigide, au sein de laquelle prennent place directement les deux sièges. JM, maison mère de la marque, travaille le composite depuis plus d’un quart de siècle ; la Rina lui offre l’occasion de montrer jusqu’où ce savoir‑faire peut aller lorsqu’il ne sert plus un client extérieur, mais un modèle maison. Poids contenu, rigidité en flexion et en torsion très élevées : tout est pensé pour que la base de la voiture soit aussi légère que précise.
V8 atmosphérique et boîte manuelle : le choix de l’analogique
Cette obsession pour l’ingénierie fine ne se limite pas à ce squelette en carbone. La carrosserie, elle aussi réalisée dans le même matériau, permet de maintenir un poids à sec aux alentours de la tonne. Sous le capot avant, en position centrale, un V8 atmosphérique prend place, associé à une boîte manuelle transaxle à six rapports et à un différentiel autobloquant mécanique. Pas de transmission robotisée ni de complexe stratégie hybride : Rina vise clairement les conducteurs qui souhaitent retrouver le geste du changement de rapport et la progressivité d’un moteur qui respire librement.
Une barchetta contemporaine inspirée des années soixante
Visuellement, la voiture ne joue pas la carte du futuriste, mais celle d’un hommage assumé aux grandes italiennes ouvertes des années soixante. Long capot, proportions classiques, volumes fluides : le dessin cherche davantage la justesse que l’effet de manche. L’ensemble repose toutefois sur une base technique qui, elle, relève pleinement du XXIe siècle, créant un contraste susceptible de séduire à la fois les collectionneurs attachés à l’histoire et les amateurs de technologie pointue.
Automobili Mignatta
Une série très limitée assemblée à Valfenera d’Asti
La Rina a été dévoilée au printemps 2025 et doit être produite en série très limitée, à raison de trente exemplaires par an assemblés à la main dans l’atelier piémontais. Pour les lecteurs amateurs d’automobile, l’intérêt de s’y intéresser ne tient pas seulement à la rareté annoncée : c’est la cohérence d’ensemble – ancrage local, maîtrise du carbone, choix d’une architecture V8 manuelle et d’une expérience volontairement analogique – qui fait de cette nouvelle venue une curiosité à suivre de près, voire à essayer pour ceux qui auront l’occasion de prendre le volant.
Crédit photos et vidéo : Automobili Mignatta














