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Schiaparelli Fall/Winter 2026 : quand la scénographie accompagne l'audace de la haute couture

  • Photo du rédacteur: Victoria Di Cala (BC)
    Victoria Di Cala (BC)
  • il y a 6 jours
  • 2 min de lecture
Schiaparelli Fall/Winter 2026 : quand la scénographie accompagne l'audace de la haute couture
Haute couture, scénographie et savoir-faire au cœur du défilé ©Schiaparelli.

En ouvrant la Fashion Week Haute Couture automne-hiver 2026-2027 à Paris, Schiaparelli a une nouvelle fois fait de son défilé un véritable exercice de création. Imaginée par Daniel Roseberry, la collection explore de nouveaux territoires esthétiques, tandis que la scénographie, produite par Étienne Russo et les équipes de Villa Eugénie, accompagne ce récit sans jamais détourner le regard des silhouettes.


Chaque saison, Daniel Roseberry repousse un peu plus les limites de la haute couture. Pour cette nouvelle collection, le directeur artistique de Schiaparelli délaisse les codes les plus attendus de la Maison pour proposer un vestiaire où le corps semble constamment se transformer. Les volumes deviennent plus sculpturaux, les matières prennent une dimension presque organique et les silhouettes oscillent entre élégance couture et fascination pour l'inconnu.


Les bustiers aux reliefs anatomiques, les pièces réalisées en silicone, les surfaces brillantes rappelant les profondeurs marines ou encore les éléments évoquant des écailles, des coraux et une faune imaginaire témoignent d'une volonté d'explorer de nouveaux territoires créatifs. À ces expérimentations répondent les savoir-faire des ateliers, où broderies, travail des volumes et techniques traditionnelles continuent d'occuper une place centrale. Loin d'opposer artisanat et innovation, la collection les fait dialoguer dans une même silhouette.


La palette chromatique participe également à cette atmosphère. Des noirs profonds côtoient des bleus laiteux, des roses éclatants et les touches dorées emblématiques de Schiaparelli, dessinant un univers où la haute couture emprunte autant à la sculpture qu'au monde vivant. Plus qu'une succession de vêtements, le défilé compose un récit visuel où chaque silhouette semble appartenir à un même paysage imaginaire.


Une scénographie pensée comme un écrin


La scénographie du défilé produite par Villa Eugénie. © Schiaparelli / Villa Eugénie

Pour accompagner cette collection, Schiaparelli a fait appel à Villa Eugénie, l'agence fondée par Étienne Russo, figure incontournable de la production des défilés internationaux. Au fil des années, le producteur belge a développé une approche où la scénographie ne cherche pas à rivaliser avec les vêtements, mais à leur offrir les conditions idéales pour s'exprimer. Le podium, conçu autour d'un jeu de reflets et d'une mise en lumière volontairement épurée, prolonge l'atmosphère de la collection sans l'alourdir. L'espace devient un prolongement du récit imaginé par Daniel Roseberry, laissant les textures, les volumes et les mouvements occuper pleinement le devant de la scène.


Quand le défilé devient une expérience


Les créations de Daniel Roseberry lors du défilé. ©Schiaparelli


Aujourd'hui, un défilé de haute couture ne se limite plus à présenter une collection. Il construit un univers où la mode dialogue avec l'architecture, la lumière, la musique et la mise en scène. La scénographie devient un langage discret mais essentiel, capable d'accompagner la vision d'un directeur artistique sans jamais l'éclipser.


Avec cette collection automne-hiver 2026-2027, Schiaparelli confirme cette évolution. Les silhouettes imaginées par Daniel Roseberry et la production orchestrée par Étienne Russo témoignent d'une même ambition : faire du défilé un moment de création à part entière, où la haute couture dépasse le vêtement pour devenir une véritable expérience visuelle.


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