top of page

L’Usage du Monde : un voyage sensible qui nous oblige à repenser notre lien au vivant

  • Photo du rédacteur: Victoria Di Cala (BD)
    Victoria Di Cala (BD)
  • 20 févr.
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 28 févr.


L’Usage du Monde : un voyage sensible qui nous oblige à repenser notre lien au vivant
Une jeune femme s’élance, cheveux au vent, fusionnant avec la nature sauvage – un écho à la quête d’altérité célébrée dans L’Usage du Monde d’Agnès Fouilleux.@Pinterest

Dans une ère saturée d’images satellites et de récits dominants, le documentaire "L’Usage du Monde : Voyage entre nature et culture" d’Agnès Fouilleux trace une route discrète mais profonde. Sorti en 2024, ce film de 106 minutes, inspiré par Nicolas Bouvier, interroge notre rapport à la nature – non comme un réservoir à exploiter, mais comme un miroir de notre humanité.


Une odyssée philosophique et ethnologique

Réalisatrice chevronnée, Agnès Fouilleux assemble archives, mythes préhistoriques et témoignages d’experts comme Claude Lévi-Strauss pour revisiter l’histoire de la domination humaine. Des peintures de Chauvet aux traces d’Elon Musk dans l’espace, le récit avance avec fluidité, plaçant le voyage au cœur d’une quête d’altérité. « Le lien entre politique et vivant est probablement celui qu’il nous faudra renouer », confie la cinéaste, appelant à un nouveau récit culturel.


Salué par "Télérama" pour sa « balade vivifiante » et par "Reporterre" pour sa densité philosophique, le film, produit par Les Films Bonnette et Minette, a essaimé dans les festivals comme Inventerre, souvent suivi de débats enflammés.


Échos à Bouvier et au-delà

Fidèle à "L’Usage du Monde" de Nicolas Bouvier, Fouilleux reprend l’idée que « le voyage se passe de motifs. Il ne tarde pas à prouver qu’il se suffit à lui-même ». Loin d’une simple adaptation, elle tisse un plaidoyer écologique : renouer avec le sauvage pour « faire grandir notre humanité ».


Ce faisant, le documentaire s’inscrit dans une lignée exigeante, celle des Frederick Wiseman ou Patricio Guzmán, où l’image documente sans juger, invitant le spectateur à l’introspection.


Et vous, quel voyage vous marque ?

Avez-vous découvert "L’Usage du Monde" lors de ses projections art et essai ? Que pensez-vous de ces documentaires qui mêlent culture, nature et philosophie – un luxe intellectuel ou une urgence sociétale ?

© Copyright

À la Une

bottom of page