À Villa Marie, la Riviera se fait murmure, promesse, d’un art de vivre retrouvé
- Victoria Di Cala (BD)

- il y a 1 jour
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Comment réinventer l’art de vivre tropézien sans en perdre l’essence ? Loin du tumulte du port et des plages animées, la Villa Marie Saint‑Tropez offre un autre visage de la presqu’île : celui d’une élégance discrète et d’un art de vivre apaisé.
Installée entre des pins élancés et des oliviers noueux, sur les hauteurs de Pampelonne, la Villa Marie perpétue l’esprit des Maisons et Hôtels Sibuet. Une route bordée d’arbres centenaires mène à une demeure où un calme serein, une lumière douce et une simplicité raffinée composent un cadre intime et apaisant. Derrière ses façades claires et lumineuses, des matériaux naturels chaleureux, des mosaïques délicates et des étoffes fluides créent une atmosphère authentique et enveloppante.
À Villa Marie chaque chambre s’ouvre sur un paysage unique : la mer scintillante, un jardin luxuriant ou une terrasse ensoleillée. Autour de la maison, le jardin incarne l’essence du Sud avec une élégante mesure : lavande odorante, romarin robuste, lauriers-roses et oliviers noueux se partagent harmonieusement les restanques. Au centre, une piscine rectangulaire s’étire gracieusement face à la baie, en légère position surélevée. Des marches de pierre patinée y mènent, évoquant un belvédère discret et privilégié réservé aux hôtes.
©VillaMarie
La vie de la journée s’organise naturellement autour de ce point d’ancrage : un café pris tôt le matin quand la lumière est encore douce, un déjeuner en terrasse à l’abri du vent, un dernier plongeon avant de rejoindre le spa. L’ambiance est moins celle d’un resort que d’une maison à taille humaine. On lit à l’ombre d’un pin, on discute de l’actualité du village avec un membre de l’équipe, on savoure le temps suspendu en observant les nuances changeantes de la mer. La convivialité s’installe sans programme ni animation, dans ces moments intermédiaires qui font souvent la qualité d’un séjour.
Un service de maison, plus qu’un hôtel
Dans cette adresse, le service ne se met pas en scène. Le personnel circule à pas légers, s’adapte au rythme des hôtes, et anticipe sans imposer. On explique volontiers l’histoire du lieu, on partage une bonne adresse de producteur, on suggère un itinéraire pour éviter la circulation du bord de mer. L’idée est claire : Villa Marie doit rester un endroit où l’on se sent attendu, mais jamais surveillé.
On y vient en couple, en famille ou entre amis, avec le sentiment d’entrer dans une parenthèse. Les habitudes se prennent vite : le même coin de terrasse pour le petit-déjeuner, la même table le soir, le même transat avec vue sur les vignes et la mer. Peu de chambres, peu de passage, beaucoup de repères : la maison installe sa propre notion de luxe, faite de discrétion et de continuité.
La presqu’île côté coulisses
L’un des atouts majeurs de la Villa Marie tient à sa position en retrait. Depuis Ramatuelle, le golfe de Saint-Tropez se lit différemment : marchés provençaux, domaines viticoles et sentiers côtiers reprennent leur place dans un décor souvent résumé aux clubs de plage. Le matin, on descend vers le village pour le marché, on traverse les rangées de vignes, on rejoint les criques moins fréquentées de la côte. Le port et ses façades colorées restent à portée de main, mais ne dictent plus le programme.
Cette géographie choisie permet de renouer avec un Saint-Tropez plus village que vitrine. On mesure la distance avec l’agitation des quais au moment où l’on remonte vers la colline, quand le bruit retombe et que ne subsistent plus que les cigales et le vent dans les pins. La maison devient alors un point fixe dans un territoire très sollicité.
Le printemps retrouvé

Au printemps, avant la haute saison, la Villa Marie déploie sans effort ce pour quoi elle a été pensée : une adresse de Riviera qui privilégie le temps long à la démonstration. Les premiers bains en piscine, les repas pris dehors, les soirées encore fraîches mais déjà lumineuses donnent le ton d’un séjour où l’on vient autant pour le lieu que pour ce qu’il autorise : ralentir, s’extraire, choisir.
Inscrite dans une constellation de maisons qui cultivent un même esprit — ces adresses de bord de mer où l’on parle encore de Riviera plutôt que de « destination » —, la Villa Marie Saint-Tropez propose une lecture apaisée du golfe. Une manière de rappeler que, loin des clichés, l’art de vivre tropézien tient toujours dans quelques éléments simples : un jardin, une vue dégagée, une table en terrasse et le sentiment d’être, enfin, un peu à l’écart.
Pour plus d'informations, rendez-vous sur : https://saint-tropez.villamarie.fr/














